24 septembre 1853

Nouvelle Calédonie: Allégeance Ou Prise De Possession ?

Sur la question de l’origine du lien entre la France et la Nouvelle Calédonie, il semble bien que l’on nous ait caché, ou occulté, la vérité.

Jusqu’alors le discours “officiel” a été de se référer uniquement à la prise de possession de la Nouvelle Calédonie le 24 septembre 1853 par le contre-Amiral Auguste Febvrier-Despointes.

La vérité est bien différente, et la relation de la Nouvelle Calédonie avec la France est antérieure à cet acte de 1853.

En effet, quelques 10 années plus tôt, le 1er janvier 1844, le capitaine de corvette Julien Laferrière, commandant du “Bucéphale”, avec l’assistance de missionnaires qui connaissaient les langages du Nord de la Nouvelle Calédonie, passa avec 14 chefs et coutumiers un traité d’allégeance à la France de la Grande Terre que les Mélanésiens appelaient “Terre d’Opao“.

 

Ainsi, le véritable déroulement des faits a d’abord vu un traité d’allégeance de la Nouvelle Calédonie à la France, suivi d’une confirmation 10 ans après.

La nature du lien entre la Nouvelle Calédonie et la France peut être assimilée à celle d’un “mariage” qui aurait été “célébré” le 1er janvier 1844 par un traité d’allégeance et qui aurait été “consommé” 10 ans plus tard, le 24 septembre 1853, par une prise de possession.

Le rapport de la Nouvelle Calédonie avec la France n’est donc pas le produit d’une prise de possession unilatérale, comme veulent le faire croire les “Autorités”. Cela arrange d’ailleurs particulièrement les indépendantistes calédoniens qui fondent leur revendication sur leur droit à récupérer une terre “injustement accaparée par la France“.