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	<title>republiquefederalefrancaise &#187; Uncategorized</title>
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	<description>L&#039;avenir de la République Française</description>
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		<title>NOUVELLE CALEDONIE : FUTURS CORPS ELECTORAL ET CITOYENNETE</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 02:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Calédonie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Noumea]]></category>
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		<category><![CDATA[citoyenneté calédonienne]]></category>
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		<category><![CDATA[passage au fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[projet RFF]]></category>
		<category><![CDATA[Republique Federale Francaise]]></category>
		<category><![CDATA[RFF]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Etat se retrouve "dans les cordes" et contraint d'inventer un schéma d'organisation des rapports entre la Nation et la Nouvelle Calédonie. Et le temps des Accords Matignon et de Nouméa est passé.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les rencontres en bilatérales entre Gérald Darmanin, ministre de l&#8217;intérieur et des outre-mer et les deux camps opposés indépendantistes et loyalistes calédoniens se succèdent. Les dernières rencontres en date ont eu lieu au cours du déplacement du ministre en <strong>Nouvelle Calédonie</strong> entre le 1<sup>er</sup> et le 4 juin 2023. Pendant ce séjour le ministre a entre autre indiqué que, conformément d&#8217;ailleurs à la Constitution de la République française, mais également à la Charte de l&#8217;ONU signée par la France, le droit d&#8217;autodétermination serait maintenu mais que, pour éviter une constante remise en cause du statut calédonien qui entame la confiance que l&#8217;on peut avoir dans l&#8217;avenir du territoire, son exercice, dont les conditions techniques restent à définir, serait ouvert &#8220;<em>dans une à deux générations</em>&#8220;, soit 25 ou 50 ans.</p>
<p>A cette occasion les indépendantistes du FLNKS, bien qu&#8217;ils restent cramponnés à leur revendication d&#8217;indépendance qu&#8217;ils souhaitent négocier directement avec l&#8217;Etat, en ignorant superbement les résultats des trois consultations d&#8217;autodétermination qui ont systématiquement rejeté le projet d&#8217;indépendance de la Nouvelle Calédonie, ont cependant accepté de discuter de la composition du corps électoral, du temps de résidence et de la citoyenneté.</p>
<p>Sous réserve d&#8217;éventuelles clarifications, il semble que l&#8217;élément central de la donne électorale de l&#8217;après-<strong>Accord de Nouméa</strong> serait la citoyenneté.</p>
<h1>L&#8217;Etat est &#8220;dans les cordes&#8221;</h1>
<p>Bien qu&#8217;ils maintiennent leur revendication et qu&#8217;ils aient refusé de faire toute proposition, les indépendantistes ont demandé à l&#8217;Etat de &#8220;<em>faire des propositions</em>&#8220;, ce qui laisse supposer que certains d&#8217;entre eux seraient prêts à les écouter.</p>
<p>Les loyalistes, pour certains, ont fait des propositions relatives à l&#8217;organisation interne de la Nouvelle Calédonie (rapports entre collectivités calédoniennes), mais aucun ne s&#8217;est aventuré ne serait-ce qu&#8217;à suggérer une forme d&#8217;organisation des rapports République-Calédonie, comptant, comme leurs adversaires politiques, sur l&#8217;Etat pour faire des propositions.</p>
<p>L&#8217;Etat se retrouve donc &#8220;<em>dans les cordes</em>&#8221; et contraint d&#8217;inventer un schéma d&#8217;organisation des rapports entre la Nation et la Nouvelle Calédonie. Et le temps des <strong>Accords Matignon</strong> et de Nouméa est passé.</p>
<p>L&#8217;Etat ne peut reproduire les schémas d&#8217;organisation antérieurs à ces Accords. En outre, s&#8217;il veut avoir une chance d&#8217;avoir l&#8217;oreille des indépendantistes, l&#8217;Etat doit absolument créer une rupture significative. Ce saut qualitatif ne peut que consister en une orientation fédéraliste. Et il est impératif de nommément verbaliser ce <strong>passage au fédéralisme</strong> en tant que tel  pour que chacun apprécie l&#8217;ampleur du changement des rapports de la Nouvelle Calédonie avec la Nation.</p>
<p>Nous sommes tous bien conscients que cette option fédéraliste est une gageure, tant est ancrée &#8211; faussement &#8211; dans les mentalités la pseudo-tradition unitariste de la nation. Unité et indivisibilité. Si l&#8217;Etat devait prendre conscience et se convaincre que le chemin fédéraliste est la seule option d&#8217;avenir, il lui faudra adopter une démarche pragmatique, qui doit être engagée stratégiquement pour la Nouvelle Calédonie, et qui pourra ensuite être ouverte, après consultations des populations intéressées, aux autres collectivités, départements et régions d&#8217;outre-mer.</p>
<h1>La position du Projet &#8220;REPUBLIQUE FEDERALE FRANCAISE&#8221;</h1>
<p>Le Projet &#8220;<strong>REPUBLIQUE FEDERALE FRANCAISE</strong>&#8221; (<strong>RFF</strong>) considère les perspectives ouvertes relatives à la citoyenneté sont acceptables dans le cadre d&#8217;une orientation vers un statut d&#8217;Etat fédéré – &#8220;<em>Etat</em>&#8220;, &#8220;<em>Province</em>&#8220;, &#8220;<em>Pays</em>&#8220;, &#8220;<em>Territoire</em>&#8220;, … Elles sont conformes à ce qui peut constituer la nature et le périmètre d&#8217;une entité fédérée.</p>
<h2>Les Citoyens calédoniens</h2>
<p>RFF considère que la <strong>citoyenneté calédonienne</strong>, sous réserve d&#8217;une inscription, selon le droit commun, sur la liste électorale d&#8217;une commune de Nouvelle Calédonie devrait concerner les 3 catégories suivantes :</p>
<h3>Catégorie 1</h3>
<p>La citoyenneté calédonienne devrait être conservée de manière permanente pour tout Français qui a eu cette qualité sous le régime des Accords Matignon et de Nouméa;</p>
<h3>Catégorie 2</h3>
<p>La citoyenneté calédonienne devrait être de droit et conservée de manière permanente pour tous les Français natifs calédoniens et leurs famille directe (conjoints et enfants);</p>
<h3>Catégorie 3</h3>
<p>La citoyenneté calédonienne devrait être attribuée aux Français résidant en Nouvelle Calédonie et ne faisant pas partie des 2 catégories ci-dessus, en fonction de la durée de leur installation sur le territoire.</p>
<h2>La durée de résidence</h2>
<p>Toutes les parties en présence s&#8217;accordent sur la condition d&#8217;une résidence d&#8217;une certaine durée. Les indépendantistes proposent 10 ans de résidence. Le ministre suggère 7 ans. Les loyalistes proposent 3 ans.</p>
<p>La question sous-jacente concerne la durée de résidence à partir de laquelle on considère qu&#8217;il y a &#8220;<em>établissement</em>&#8221; en Nouvelle Calédonie, c&#8217;est-à-dire une durée de résidence de personnes qui ne s&#8217;y trouvent pas uniquement pour des raisons liées à leur emploi.</p>
<p>L&#8217;archétype de ces résidents temporaires est le fonctionnaire de l&#8217;Etat qui ne réside sur le territoire qu&#8217;en vertu d&#8217;une affectation professionnelle. Il faut savoir qu&#8217;un agent de l&#8217;Etat peut être affecté en Nouvelle Calédonie pour une durée de 2 ans maximum, renouvelable une seule fois soit, en prenant en compte le congé intermédiaire, une durée d&#8217;un peu plus de 4 ans.</p>
<p>En fixant à 5 ans la durée de résidence minimum pour acquérir la qualité de citoyen calédonien on éliminerait de la liste des citoyens ce type de résidents temporaires, qui continueraient cependant à voter aux élections d&#8217;échelon national : européennes, présidentielles, législatives, municipales.</p>
<p>Aux yeux du <strong>projet RFF</strong> cette durée de résidence ne concerne que les Français de la troisième catégorie de citoyens ci-dessus.</p>
<p>Le projet RFF propose donc de fixer à 5 ans la durée de résidence sur le territoire permettant aux Français de cette catégorie d&#8217;acquérir la citoyenneté calédonienne.</p>
<h2>La citoyenneté</h2>
<p>A cette citoyenneté seraient attachés un certain nombre de droits, et notamment celui d&#8217;être inscrit sur les listes électorales pour les élections provinciales et pour l&#8217;éventuelle future consultation d&#8217;autodétermination dans 25 ou 50 ans. Cela devrait également être une condition d&#8217;éligibilité aux assemblées de province, de nomination au gouvernement, d&#8217;accès aux fonctions publiques calédoniennes.</p>
<p>Mais on peut très bien concevoir que la citoyenneté calédonienne ouvrirait d&#8217;autres droits – et devoirs – à leurs titulaires. On pense notamment à l&#8217;emploi local. Mais on pourrait étendre le champ de cette conditionnalité à de nombreux domaines, telle l&#8217;accession à la propriété résidentielle existante pour les <strong>citoyens calédoniens</strong>, les non-citoyens n&#8217;étant alors autorisés qu&#8217;à acheter du résidentiel neuf, comme c&#8217;est le cas en Australie ou en Nouvelle Zélande.</p>
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		<title>Jacques A Pété Un Cable</title>
		<link>https://republiquefederalefrancaise.fr/2019/jacques-a-pete-un-cable/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 07:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Zanehno Lalié]]></category>
		<category><![CDATA[partition de la Nouvelle Caledonie]]></category>
		<category><![CDATA[province des Iles Loyauté]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président de la province des Iles Loyauté veut un aéroport international chez lui. Jacques Lalié a pété un cable !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/JACQUES_LALIE.png"><img class="alignleft wp-image-853 size-thumbnail" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/JACQUES_LALIE-150x150.png" alt="JACQUES_LALIE" width="150" height="150" /></a>Au début on a tous pensé que c&#8217;était un canular, bien qu&#8217;on ait été un peu surpris. En effet, Jacques (*), avec son air bougon renfrogné habituel, ne fait pas vraiment dans la blague de potache: Jacques a dit qu&#8217;il voulait transformer l&#8217;aérodrome de Wanaham à Lifou en &#8220;<em>aéroport international</em>&#8221; !</p>
<p><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/AEROPORT-INTERNATIONAL.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-850" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/AEROPORT-INTERNATIONAL.jpg" alt="AEROPORT INTERNATIONAL" width="289" height="174" /></a> Mais voilà que le Jacques, dans son discours de politique générale présidentiel devant l&#8217;assemblée de province, a enfoncé le clou. Si, si, on veut avoir notre aéroport international. Mazette ! Mais encore là, on n&#8217;y croyait pas vraiment. Ça devait être une manœuvre pour obtenir quelque chose de quelqu&#8217;un. Mais il y avait un tel accent de sincérité que l&#8217;on s&#8217;est dit que ce n&#8217;était peut-être pas une blague, et qu&#8217;il semblait vraiment y croire. Alors on a commencé à comprendre qu&#8217;il parlait sérieusement, que ce n&#8217;était pas une plaisanterie.</p>
<p><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/Airbus_A220-300.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-857" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/Airbus_A220-300-150x150.jpg" alt="Airbus_A220-300" width="150" height="150" /></a>Cela a d&#8217;ailleurs été confirmé quelques jours plus tard par l&#8217;annonce officielle de la compagnie aérienne de la <strong>Province des Iles Loyauté</strong> selon laquelle Air Loyauté et Airbus auraient entamé des discussions sur le choix d&#8217;un appareil adapté, type Airbus A220. Il est envisagé des vols au départ de Nouméa &#8211; La Tontouta puis de Lifou-Wanaham, vers des destinations comme l&#8217;Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vanuatu, Wallis et Futuna, Tahiti ou encore l&#8217;Indonésie… Wanaham &#8211; Sydney ??? Wanaham &#8211; Auckland ??? Wanaham &#8211; Denpasar ??? On rêve !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors on a envie de dire qu&#8217;il faudrait qu&#8217;il y ait quelqu&#8217;un qui aille expliquer à Jacques que &#8220;<em>ça va être difficile</em>&#8221; parce que:</p>
<ul>
<li>le territoire est déjà équipé d&#8217;un aéroport international à La Tontouta et qu&#8217;un seul équipement de ce type pour une population de 260 000 personnes est plus que suffisant;</li>
<li>les Iles Loyauté ne sont pas une destination touristique de premier plan, et qu&#8217;on ne voit pas comment ils arriveront à remplir leurs avions;</li>
<li>on ne voit pas qui va payer les sommes colossales pour réaliser cette infrastructure, et on se doute bien que, dans l&#8217;esprit de Jacques, ce ne sera pas la province;</li>
<li>on sait que pour faire fonctionner une telle structure il faut du personnel extrêmement qualifié pour la maintenance et le contrôle du trafic aérien et, en particulier, on ne voit pas très bien des ICNAs (Ingénieurs du Contrôle de la Navigation Aérienne) aller en poste dans le &#8220;placard&#8221; loyaltien; ils savent déjà comment sont traités les personnels médicaux qui pourtant rendent directement service à la population;<a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/TURBOREACTEUR.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-851" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/TURBOREACTEUR-150x150.jpg" alt="TURBOREACTEUR" width="150" height="150" /></a></li>
<li>un Airbus A220, ça ne coûte pas le prix d&#8217;un Toyota Hilux bâché (!), et qu&#8217;il faudrait toutes sortes de personnels qualifiés pour son entretien;</li>
<li>cette initiative n&#8217;arrangerait pas les affaires de la compagnie calédonienne Aircal International qui ne survit que parce qu&#8217;elle est sous perfusion financière de la Nouvelle Calédonie, et que les contribuables calédoniens ne sont nullement prêts à couvrir un doublement du déficit.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>On pense donc qu&#8217;il faut être absolument stupide pour avoir imaginé un plan pareil. Et puis, après avoir tournicoté tout cela dans la tête, on réalise qu&#8217;il faudrait être demeuré pour sérieusement croire à ce plan, et comme on a le plus grand respect pour ledit Jacques, on commence à comprendre ce qui l&#8217;anime…</p>
<p>En effet, qu&#8217;est-ce qui aurait pu pousser notre Jacques à avancer une telle ineptie ?</p>
<p>Il faut alors faire un saut intellectuel en arrière, ou en hauteur, comme on voudra.</p>
<p>Le Jacques, comme d&#8217;autres Loyaltiens, anticipe parfaitement l&#8217;après-référendum. Il sait, comme de très nombreux leaders politiques, comme à peu près tout le monde d&#8217;ailleurs en Calédonie, que les indépendantistes ont déjà perdu les 3 référendums. Ce qui est incertain, c&#8217;est ce qui se passera après: énième accord, fédéralisation de la Nouvelle Calédonie au sein de la République Française…</p>
<p>On sait en tous cas (il faudrait peut-être l&#8217;expliquer à Daniel Goa) que le Gouvernement français, même s&#8217;il était tenté de le faire, ne pourra pas accorder l&#8217;indépendance comme cela, pour 2 raisons principales:</p>
<ul>
<li>l&#8217;article 53 al.3 de la Constitution française l&#8217;interdit:</li>
</ul>
<p>&#8220;<em>Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n&#8217;est valable sans le consentement des populations intéressées</em>.&#8221;</p>
<p>Or les référendums de l&#8217;Accord de Nouméa jouent ce rôle de consultations des populations intéressées.</p>
<ul>
<li>Les indépendantistes, qui se sont magistralement piégés tout seuls, ont demandé que l&#8217;ONU se porte garante de la sincérité des scrutins référendaires, ce qui a déjà été le cas pour le premier référendum. En conséquence, l&#8217;échec indépendantiste aux 3 référendums sera acté et ne pourra être soutenu par l&#8217;organisation internationale dont le principe fondateur et la règle sont la primauté démocratique.</li>
</ul>
<p>Au surplus, ajoutons qu&#8217;au sein du Pacifique les Iles Fidji ne pourront aucunement soutenir la revendication d&#8217;indépendance minoritaire kanak, diamétralement opposée à ce qu&#8217;ils ont fait chez eux.</p>
<p>Si l&#8217;on suit une logique qui consiste à dire que les indépendantistes n&#8217;accepteront pas le verdict des urnes, et si l&#8217;on considère que cette forte minorité ne pourra pas accepter de vivre sous un régime honni, alors on en arrive à la conclusion logique de la nécessité de la <strong>partition de la Nouvelle Calédonie</strong>. Il semble que Jacques penche de ce côté-là.</p>
<div id="attachment_841" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES.jpg"><img class="size-medium wp-image-841" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES-300x222.jpg" alt="PARTITION DE LA NOUVELLE CALEDONIE" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">PARTITION DE LA NOUVELLE CALÉDONIE</p></div>
<p>Disons tout de go que la cession de territoire à une future nation Kanaky devra correspondre au poids de l&#8217;électorat indépendantiste. Pour schématiser, 40% d&#8217;électeurs indépendantistes vaudront 40% de territoire cédé à la nouvelle nation. Comme on sait que la province des Iles Loyauté vote indépendantiste à 90%, les 40% ci-dessus incluront bien entendu l&#8217;archipel des Loyauté, ce qui repoussera vers le Nord l&#8217;actuelle frontière province Sud/province Nord (voir l&#8217;article <a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/2014/la-partition-de-la-nouvelle-caledonie/">https://republiquefederalefrancaise.fr/2014/la-partition-de-la-nouvelle-caledonie/</a>). Dans cette hypothèse de partition, les populations grande-terrienne et loyaltienne seraient incluses dans Kanaky, d&#8217;un côté la Grande-Terre avec ses réserves de nickel, de l&#8217;autre les Iles avec leurs réserves de langoustes… Devinez qui va gagner…</p>
<div id="attachment_854" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/LES-LOYALTIENS-RENTRENT-EN-PLANCHES-A-VOILE-DANS-LEURS-ILES.jpg"><img class="size-medium wp-image-854" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2019/08/LES-LOYALTIENS-RENTRENT-EN-PLANCHES-A-VOILE-DANS-LEURS-ILES-300x183.jpg" alt="LES LOYALTIENS RENTRENT EN PLANCHES A VOILE DANS LEURS ILES" width="300" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">LES LOYALTIENS RENTRENT EN PLANCHES A VOILE DANS LEURS ILES</p></div>
<p>Connaissant la légendaire rivalité et inimitié entre ces 2 populations, on commence alors à mieux cerner, et même à comprendre l&#8217;initiative actuelle de la province des Iles. Les Iles Loyauté cherchent, dans cette perspective de partition, à se doter à l&#8217;avance d&#8217;outils de développement autonomes pour peser plus dans l&#8217;échange avec la Grande-Terre au sein de Kanaky, ou, mieux encore, pour faire sécession et devenir une nouvelle petite nation. Au demeurant, les Loyauté ne sont-elles pas plus grandes que Nauru ou Niué !!! Reste à trouver le nom…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Allez, Jacques, tu devrais prendre tes cachets…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(*) <strong>Jacques <em>Zanehno</em> Lalié</strong>, président de l&#8217;Assemblée de la Province des îles Loyauté depuis le 17 mai 2019.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Partition De La Nouvelle Calédonie Devient Une Option Possible</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jul 2019 07:55:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[La Partition De La Nouvelle Calédonie]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un <a title="La partition est une option" href="https://www.facebook.com/alain.christnacht?__tn__=%2CdC-R-R&amp;eid=ARDOD9h9OC4mZXzl7hQNE8w9nJK3icloA1HdA7BWtBGyYC-JsfwMeLzjtR4TFhujZCsEsz_5dseN5PLT&amp;hc_ref=ARRi_vAUT9U1QUFxczyW9mm-LV0voSi5rVMCt3SuwY373gduVIYBH2xTGdDPcnmwNAg&amp;fref=nf" target="_blank">post du 11 juillet 2019</a> <strong>Alain Christnacht</strong> fait l&#8217;éloge de la carrière de Thierry Lataste et salue la nomination du nouveau haut-commissaire Laurent Prévost. Entre hauts fonctionnaires de l&#8217;Etat, rien de plus normal.</p>
<p>On sait qu&#8217;Alain Christnacht a une vision extérieure de la Nouvelle Calédonie, on aurait envie de dire une vision de &#8220;Métropolitain&#8221;. Cela n&#8217;est absolument pas péjoratif, et parfois, souvent même, il est très utile, judicieux, d&#8217;avoir un regard extérieur pour permettre de s&#8217;extraire du quotidien et de l&#8217;environnement. Mais cette vision extérieure n&#8217;intègre que rarement l&#8217;identité, la mentalité, les convictions, l&#8217;histoire et le vécu des gens du cru.</p>
<p>Cette vision extérieure a toujours amené Alain Christnacht à considérer que les Kanaks, par leur antériorité, avaient un droit inné et supérieur aux autres composantes de la population de Nouvelle Calédonie à décider de son avenir institutionnel. Et c&#8217;est sans doute malgré lui, à cause de l&#8217;histoire violente à laquelle il fallait mettre un terme, qu&#8217;il a, avec d&#8217;autres, accepté et fait accepter aux indépendantistes l&#8217;idée que les autres communautés calédoniennes, sous les réserves inédites et excessives que l&#8217;on connaît imposées au corps électoral, avaient un droit égal à participer à la définition de cet avenir.</p>
<p>Cette approche est dictée par l&#8217;idéologie, et réduit injustement la contribution de 4, 5, 6, voire 7 générations de ces communautés à la construction calédonienne. L&#8217;application d&#8217;une telle approche au Commonwealth australien, à la nation néo-zélandaise, aux États-Unis d&#8217;Amérique, à la Fédération canadienne, ou à la République brésilienne, donnerait de curieux résultats.</p>
<p>Son récent post n&#8217;échappe pas à ce travers. Relevant que l&#8217;on resitue plus fréquemment maintenant la communauté mélanésienne à son juste poids électoral, Alain Christnacht dénonce &#8220;<em>la remise en cause insidieuse de l&#8217;Accord de Nouméa</em>&#8221; en prétendant qu&#8217;il s&#8217;agit là ni plus ni moins que d&#8217;une &#8220;<em>remise en cause des Accords de Matignon-Oudinot</em>&#8220;, confondant dans une pratique auto centriste, ses propres convictions et celles de la population calédonienne. Car, lors des référendums d&#8217;acceptation de ces différents Accords, les électeurs calédoniens démocratiquement consultés ont voté pour une stricte égalité des voix, sans accorder de privilèges à l&#8217;une ou l&#8217;autre communauté.</p>
<p>Prenons garde à ne pas nous engager dans les dérives de <a title="L'exemple fidjien" href="https://republiquefederalefrancaise.fr/2016/frank-bainimarama-nest-pas-un-dictateur/" target="_blank">l&#8217;exemple fidjien</a>.</p>
<p>L&#8217;ensemble du post aurait pu faire passer inaperçus 5 petits mots enchâssés dans le texte et qui recèlent une signification exceptionnelle: Alain Christnacht déclare que &#8220;<strong><em>la partition est une option&#8221;</em></strong>.</p>
<div id="attachment_841" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES.jpg"><img class="size-medium wp-image-841" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES-300x222.jpg" alt="PARTITION DE LA NOUVELLE CALEDONIE" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">PARTITION DE LA NOUVELLE CALEDONIE</p></div>
<p>Le mot est lâché ! Et il est nouveau dans le discours de l&#8217;ancien haut-commissaire. Il est le signe d&#8217;une évolution gigantesque dans le regard qu&#8217;il porte sur l&#8217;avenir calédonien. Il révèle que son distingué auteur accepte aujourd&#8217;hui de considérer comme possible le risque de voir le jusqu&#8217;au-boutisme, le rejet indépendantiste du principe démocratique mener à l&#8217;impossibilité absolue de construire un avenir commun et imposer une partition dont pourtant chacun a toujours clamé ne pas vouloir.</p>
<p>Nous ne pouvons que nous référer à l&#8217;article que nous avions rédigés il y a près de 5 ans: &#8220;<a title="La Partition De La Nouvelle Calédonie" href="https://republiquefederalefrancaise.fr/2014/la-partition-de-la-nouvelle-caledonie/" target="_blank">La Partition De La Nouvelle Calédonie</a>&#8220;.</p>
<p>Il sera intéressant de voir comment réagiront les différents partis et dirigeants <strong>indépendantistes calédoniens</strong> à cette déclaration.</p>
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		<item>
		<title>La partition de la Nouvelle Calédonie</title>
		<link>https://republiquefederalefrancaise.fr/2014/la-partition-de-la-nouvelle-caledonie/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:00:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Accord de Noumea]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyens calédoniens]]></category>
		<category><![CDATA[Comité des signataires de l'Accord de Nouméa]]></category>
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		<category><![CDATA[Republique Federale Francaise]]></category>
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		<category><![CDATA[Union Calédonienne]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;hypothèse de la partition de la Nouvelle Calédonie est un sujet tabou. C&#8217;est comme la candidature à l&#8217;élection présidentielle: &#8220;y penser toujours, n&#8217;en parler jamais!&#8221; La partition de la Nouvelle Calédonie? L’État, les loyalistes, les indépendantistes, bref, tout le monde dit ne pas en vouloir. Cela a même été écrit en toutes lettres au 6ème [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;hypothèse de la <strong>partition de la Nouvelle Calédonie</strong> est un sujet tabou. C&#8217;est comme la candidature à l&#8217;élection présidentielle: <em>&#8220;y penser toujours, n&#8217;en parler jamais!&#8221;</em></p>
<div id="attachment_841" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES.jpg"><img class="wp-image-841 size-medium" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-FRONTIERES-300x222.jpg" alt="PARTITION DE LA NOUVELLE CALEDONIE" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">FRONTIÈRES DE LA PARTITION DE LA NOUVELLE CALÉDONIE</p></div>
<p>La partition de la <strong>Nouvelle Calédonie</strong>? L’État, les <strong>loyalistes</strong>, les <strong>indépendantistes</strong>, bref, tout le monde dit ne pas en vouloir. Cela a même été écrit en toutes lettres au 6ème alinéa du Point n° 5 – <em>&#8220;L&#8217;évolution de l&#8217;organisation politique de la Nouvelle-Calédonie&#8221;</em> du Documentation d&#8217;Orientation de l&#8217;<strong>Accord de Nouméa</strong>:</p>
<p><em>&#8220;Le résultat de cette consultation</em> [référendum d&#8217;autodétermination] <em>s&#8217;appliquera globalement pour l&#8217;ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Une partie de la Nouvelle-Calédonie ne pourra accéder seule à la pleine souveraineté ou conserver seule des liens différents avec la France, au motif que les résultats de la consultation électorale y auraient été différents du résultat global.&#8221;</em></p>
<div id="attachment_702" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/20141012_100012.jpg"><img class="size-large wp-image-702" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/20141012_100012-1024x576.jpg" alt="Congrès de la Nouvelle Calédonie" width="625" height="351" /></a><p class="wp-caption-text">Congrès de la Nouvelle Calédonie</p></div>
<p>Pourtant, en observant les comportements de certains acteurs de la pièce qui se joue devant nous, qui peuvent être interprétés comme une authentique stratégie politique, réfléchie, délibérée, on peut légitimement se demander si cette partition ne sera pas, au final, la seule solution de <strong>sortie de l&#8217;Accord de Nouméa</strong>.</p>
<p>Expliquons-nous.</p>
<p>Notre article précédent &#8220;<a title="Absurdité indépendantiste en Nouvelle Calédonie" href="http://republiquefederalefrancaise.fr/2014/labsurdite-independantiste-en-nouvelle-caledonie/" target="_blank">Absurdité indépendantiste en Nouvelle Calédonie</a>&#8221; a montré que le mouvement indépendantiste, minoritaire en Nouvelle Calédonie, est dans une impasse, et que la norme internationale ne peut lui être d&#8217;aucun secours.</p>
<p>Or, tant différentes déclarations &#8220;musclées&#8221; de dirigeants indépendantistes comme Louis Kotra Uregei, <strong>Rock Wamytan</strong>, Daniel Goa, ou d&#8217;autres encore, que certaines décisions indépendantistes, comme celle d&#8217;en appeler directement à l&#8217;ONU, ou celle de l&#8217;<strong>Union Calédonienne</strong> de ne pas participer au 12ème <strong>Comité des signataires de l&#8217;Accord de Nouméa</strong>, laissent à penser qu&#8217;un certain nombre de mouvements et de dirigeants indépendantistes cherchent à durcir les rapports entre partenaires de l&#8217;Accord de Nouméa, à en contester de plus en plus souvent les termes, et à créer une situation rendant impossible son application intégrale.</p>
<div id="attachment_688" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/Signataires-ADN.jpg"><img class="size-full wp-image-688" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/Signataires-ADN.jpg" alt="Signataires de l'Accord de Nouméa" width="630" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">Signataires de l&#8217;Accord de Nouméa</p></div>
<h1>L&#8217;impossible application de l&#8217;Accord de Nouméa</h1>
<p>L&#8217;Accord de Nouméa prévoit qu&#8217;un corps électoral limité à 8 catégories de &#8220;<strong>Citoyens calédoniens</strong>&#8221; sera appelé à se prononcer sur l&#8217;avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie à l&#8217;occasion des <strong>référendums d&#8217;autodétermination</strong> de <strong>sortie de l&#8217;Accord de Nouméa</strong>. Ce <a title="Le corps électoral référendaire calédonien" href="http://republiquefederalefrancaise.fr/2014/le-corps-electoral-referendaire-caledonien/" target="_blank">corps électoral référendaire calédonien</a> est restreint à l&#8217;extrême puisque, schématiquement, seuls ne pourront voter que les ressortissants français établis depuis au moins 20 ans en Nouvelle Calédonie à la date du premier référendum.</p>
<p>Si le premier référendum, qui devra être organisé entre 2014 et 2018, n&#8217;est pas favorable à l&#8217;indépendance, un second référendum pourra être organisé 2 ans après. Si ce second référendum donne encore le même résultat, une troisième consultation des Calédoniens pourra être organisée après un nouveau délai de 2 ans. Cette insistance à s&#8217;assurer qu&#8217;il n&#8217;y a pas de majorité favorable à l&#8217;indépendance est un peu surprenante, à la fois en ce qui concerne les loyalistes que l&#8217;on infantilise en considérant qu&#8217;ils n&#8217;ont peut-être pas de maturité, ou de détermination solide, comme en ce qui concerne les indépendantistes au sujet desquels cette itérative insistance référendaire passe pour de l&#8217;assistanat électoral.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, le dirigeant de l&#8217;Union Calédonienne Daniel Goa ne s&#8217;y est pas trompé, qui déclarait récemment que son parti avait l&#8217;intention de ne pas participer à plus d&#8217;un référendum d&#8217;autodétermination car il ne voulait pas se &#8220;faire ridiculiser&#8221; par son échec à 3 consultations successives, reconnaissant implicitement ce que nous disions plus haut, c&#8217;est-à-dire l&#8217;incapacité de la minorité indépendantiste à rassembler une majorité sur son projet d&#8217;accession à la pleine souveraineté et que les indépendantistes ont d&#8217;ores et déjà perdu les référendums.</p>
<p>Et Daniel Goa d&#8217;ajouter que, si le référendum était perdu par les indépendantistes, ce qui est plus que probable, ils iraient directement négocier l&#8217;indépendance avec le gouvernement français et l&#8217;ONU, déniant du même coup à l&#8217;ensemble de la population calédonienne le droit à une consultation sur son avenir. Il est difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;un gouvernement français, quel qu&#8217;il soit, ainsi que l&#8217;ONU, puissent s&#8217;associer à une telle farce dictatoriale.</p>
<p>Cette attitude est-elle conduite uniquement par l&#8217;Union Calédonienne, ou les autres formations indépendantistes lui sont-elles associées. Il est sans doute un peu tôt pour le dire, mais elle ne semble pas, pour l&#8217;instant, être partagée par l&#8217;autre formation majeure indépendantiste, le Palika de <strong>Paul Néaoutyne</strong>. Le comité directeur du 19 octobre 2014 de l&#8217;Union Progressiste Mélanésienne &#8211; UPM -, une autre composante du <strong>FLNKS,</strong> s&#8217;est clairement désolidarisé de ces prises de position. Nous nous en tiendrons donc aux faits et n&#8217;attribuerons le durcissement actuel qu&#8217;à la seule Union Calédonienne.</p>
<h1>La montée probable des tensions</h1>
<p>En adoptant cette attitude, l&#8217;Union Calédonienne cherche vraisemblablement à créer les conditions pour imposer une autre logique que celle de l&#8217;Accord de Nouméa fondée sur la règle démocratique.</p>
<p>L’électorat indépendantiste est constitué, ne nous voilons pas la face, de personnes dont le niveau d’éducation, d’instruction, est majoritairement relativement bas, dont la perception du monde est manichéenne et tronquée. Ce n’est pas faire preuve de racisme à leur égard, ce n&#8217;est pas leur faire injure que de constater une situation objective. Cet électorat se tourne naturellement vers les partis qui disent défendre la cause du peuple kanak et ont une méfiance, voire une aversion pour les formations qui combattent le mouvement. Il s’agit d’un vote principalement ethnique. Il reçoit sans analyse et sans critique les messages de propagande des partis qu’ils soutiennent.</p>
<p>Nous avons vu supra que le mouvement indépendantiste est dans un cul-de-sac. Aussi, propager des messages de victoire relevant de la méthode Coué et annoncer que le contrat social et politique de l&#8217;Accord de Nouméa ne sera pas respecté si les urnes ne sont pas favorables chargent d’une très lourde et grave responsabilité les partis qui s’y livrent. En effet, en agissant ainsi, ils entraînent une grande partie de leur électorat dans une conviction mortelle que l&#8217;absence de discernement ne permettra pas de corriger et de nuancer lorsque les résultats électoraux tomberont dès la fermeture des bureaux de vote des référendums.</p>
<p>Il faut s’attendre à voir se manifester la passion exacerbée des espérances déçues. La croyance, si longuement entretenue chez les bataillons indépendantistes, que <em>&#8220;l’indépendance, c’est pour demain&#8221;</em> ne pourra pas se tarir comme par enchantement. Cette population n’a pas la capacité d’analyse, le recul nécessaire à la compréhension du verdict des urnes. L’exaspération sera alors à son comble. Il suffira alors de quelques mots d’ordre irresponsables pour qu’une possible insurrection générale se produise, et la surenchère actuelle de l&#8217;Union Calédonienne n&#8217;est pas de nature à rassurer.</p>
<h1>Le résultat référendaire</h1>
<p>Il est donc vraisemblable que la ou les consultations référendaires donnent les résultats traditionnels suivants :</p>
<ul>
<li>Sur l’ensemble du Pays, une majorité favorable au maintien de la Nouvelle Calédonie au sein de la République, dans une fourchette de 58% à 62%, voire plus ;</li>
</ul>
<ul>
<li>Au niveau provincial, une majorité de l’ordre de 85% en province Sud favorable au maintien dans la République, et une majorité de l’ordre de 75% en province Nord et 90% en province Iles favorable à l’accession à la pleine souveraineté.</li>
</ul>
<p>L&#8217;Union Calédonienne annonce dès à présent qu&#8217;elle ne reconnaîtra pas ce résultat. Jusqu&#8217;où ce parti, et plus généralement les indépendantistes, oseront-ils aller ? Vers de nouveaux affrontements ? Vers une une nouvelle flambée de violence créée par le refus unilatéral du résultat d&#8217;une consultation électorale démocratiquement organisée d&#8217;un corps électoral hyper favorable à la cause indépendantiste ?</p>
<p>Si les tensions et la violence pourront effectivement conduire à la rupture, elles ne sont pas nécessaires. Le seul fait qu&#8217;une forte minorité refuse de rester dans la sphère française constitue une cause probablement suffisante de rupture. En effet, même en l&#8217;absence de violence caractérisée, peut-on imaginer, face à une telle absence de culture démocratique, que la Nouvelle Calédonie puisse encore, après le ou les référendums, continuer à vivre et prospérer avec des indépendantistes, certes minoritaires, mais représentant 40% de la population du pays, et qui refusent la nature même du statut du pays ? S&#8217;ils ne représentaient qu&#8217;un faible pourcentage, passe encore. Mais 40% !</p>
<h1>La partition de la Nouvelle Calédonie</h1>
<div id="attachment_698" style="width: 260px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-DE-LINDE.png"><img class="size-full wp-image-698" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-DE-LINDE.png" alt="Partition de l'Inde" width="250" height="292" /></a><p class="wp-caption-text">Partition de l&#8217;Inde</p></div>
<p>Si les indépendantistes ne devaient pas réviser leur approche de la question de l&#8217;autodétermination d&#8217;ici bien avant les référendums et accepter le verdict des urnes, alors la seule voie pour trouver une solution à cette crise serait la partition de la Nouvelle Calédonie, vraisemblablement selon le découpage provincial actuel.</p>
<p>Cela supposerait des déplacements de populations, mais un exemple comme la partition du sous-continent indien entre Inde et Pakistan au moment de l&#8217;indépendance en 1947, entraînant le déplacement de 15 millions d&#8217;habitants, montre que cela n&#8217;est pas impossible.</p>
<p>Pas impossible du tout non plus le partage d&#8217;une île en deux pays différents, comme c&#8217;est le cas pour:</p>
<ul>
<li>La Nouvelle Guinée, entre Papouasie-Nouvelle Guinée mélanésienne et Irian Jaya indonésienne,</li>
</ul>
<div id="attachment_700" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/SAINT-MARTIN.gif"><img class="size-thumbnail wp-image-700" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/SAINT-MARTIN-150x150.gif" alt="Saint Martin" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Saint Martin</p></div>
<ul>
<li>La Dominique, entre République d&#8217;Haïti et République dominicaine,</li>
</ul>
<ul>
<li>Ou, exemple particulièrement pertinent, Saint Martin, 93 km² au total, entre la collectivité d&#8217;outre-mer française Saint Martin, et le territoire autonome néerlandais Sint Maarten.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<div id="attachment_699" style="width: 290px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-DES-COMORES.gif"><img class="size-full wp-image-699" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/PARTITION-DES-COMORES.gif" alt="Partition des Comores" width="280" height="215" /></a><p class="wp-caption-text">Partition des Comores</p></div>
<p>Certainement très possible enfin, la partition entre un État Kanaky indépendant reposant sur le territoire des actuelles provinces Nord et Iles, et le territoire de l&#8217;actuelle province Sud demeurant français, comme cela a été le cas lors de l&#8217;indépendance des Comores qui a vu les îles de la Grande-Comore, d&#8217;Anjouan et de Mohéli former l’État indépendant de l&#8217;Union des Comores, et l&#8217;île de Mayotte décider massivement de rester française.</li>
</ul>
<p>La disposition du Document d&#8217;orientation de l&#8217;Accord de Nouméa rejetant l&#8217;hypothèse de la partition ne vaut que ce que vaut l&#8217;Accord lui-même. Cette disposition tombera avec l&#8217;Accord, soit au plus tard le 9 mai 2019 qui sera le 20ème anniversaire des élections du 9 mai 1999.</p>
<p>Les loyalistes ne veulent absolument pas de cette solution qui serait un aveu d&#8217;échec de 30 années d&#8217;efforts et de concessions pour se connaître, se reconnaître, s&#8217;apprivoiser les uns les autres. Cette issue doit être malheureusement envisagée par la faute de l&#8217;intolérance, du rejet du principe démocratique, et de l&#8217;exclusion par les indépendantistes des autres communautés calédoniennes.</p>
<div id="attachment_681" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/LOGO-RFF.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-681" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/LOGO-RFF-150x150.jpg" alt="République Fédérale Française" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">République Fédérale Française</p></div>
<p>Ils sont par avance responsables des malheurs qui risquent de se produire.</p>
<p>Pourtant, ce qui est rageant, c&#8217;est qu&#8217;il existe une solution qui pourrait rapprocher loyalistes et indépendantistes sur cette belle terre de Nouvelle Calédonie, représentée par le projet <strong>République Fédérale Française</strong>.</p>
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		<title>L&#8217;Absurdité Indépendantiste En Nouvelle Calédonie</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 04:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Terre de parole terre de partage]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">http://republiquefederalefrancaise.fr/?p=690</guid>
		<description><![CDATA[Devant ce qui semble être les prémices d'un refus du résultat des prochains référendums d'autodétermination par les indépendantistes, on ne peut que conclure à l'absurdité indépendantiste en Nouvelle Calédonie, alors que les signataires de l'Accord de Nouméa ont tous accepté le principe démocratique symbolisé par la devise officielle de la Nouvelle Calédonie "Terre de parole, terre de partage".]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;observateur objectif et attentif de la situation politique dans notre territoire, en particulier de ce qui semble être les prémices d&#8217;un refus du résultat des prochains référendums d&#8217;autodétermination, ne peut que conclure à l&#8217;<strong>absurdité indépendantiste en Nouvelle Calédonie</strong>. Cette attitude est étonnante car les signataires indépendantistes de l&#8217;<strong>Accord de Nouméa</strong> avaient accepté le principe démocratique, symbolisé par la devise officielle de la Nouvelle Calédonie <em>&#8220;<strong>Terre de parole, terre de partage</strong>&#8220;</em>.</p>
<div id="attachment_693" style="width: 635px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/20141012_093616.jpg"><img class="size-large wp-image-693" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/20141012_093616-1024x576.jpg" alt="&quot;Terre de parole, terre de partage&quot;" width="625" height="351" /></a><p class="wp-caption-text">&#8220;Terre de parole, terre de partage&#8221;</p></div>
<p>Pour rappel, deux articles précédemment publiés sur CaledonianPost ont été consacrés aux corps électoraux:</p>
<ul>
<li><a title="Le corps électoral provincial calédonien" href="http://www.caledonianpost.com/corps-electoral-provincial-caledonien" target="_blank">Le corps électoral provincial calédonien</a></li>
<li><a title="Le corps électoral référendaire calédonien" href="http://www.caledonianpost.com/corps-electoral-referendaire-caledonien" target="_blank">Le corps électoral référendaire calédonien</a>.</li>
</ul>
<h1>1 &#8211; La situation démocratique interne en Nouvelle Calédonie</h1>
<h2>1.1 &#8211; La composition démographique</h2>
<p>(source: Notes et Documents, n° 77, Recensement De La Population De La Nouvelle Calédonie: Principaux Tableaux Du Recensement 1996, Institut Territorial de la Statistique et des Etudes Economiques, novembre 1997, Nouméa)</p>
<div id="attachment_694" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/CARTES-ELECTORALES-PHILIPPE.jpg"><img class="size-medium wp-image-694" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/CARTES-ELECTORALES-PHILIPPE-200x300.jpg" alt="Carte électorale" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Carte électorale</p></div>
<p>Le recensement de 1996 peut servir de base à une approche de ce que sera le corps électoral pour le futur <strong>référendum d’autodétermination</strong>. En effet :</p>
<ul>
<li>Il recense la population qui sera en âge de voter à cette occasion.</li>
</ul>
<ul>
<li>Il concerne également le corps électoral des &#8220;<strong>Citoyens calédoniens</strong>&#8221; ayant le droit de se prononcer aux référendums.</li>
</ul>
<p>Il faut partir de l&#8217;observation que la revendication <strong>indépendantiste</strong> est, pour l’essentiel, portée par l’ethnie mélanésienne. Objectivement, <strong>le vote indépendantiste est un vote ethnique</strong>. En effet, la plupart des partis – monocolores &#8211; militant en faveur de l’indépendance prennent pour référence, implicitement ou explicitement, le droit des <strong>Kanak</strong>, ethnie première occupante du pays, à revendiquer l’accession du pays à la pleine souveraineté: &#8220;Front de Libération Nationale <span style="text-decoration: underline;">Kanak</span> Socialiste&#8221; (FLN<span style="text-decoration: underline;">K</span>S), &#8220;Libération <span style="text-decoration: underline;">Kanak</span> Socialiste&#8221; (L<span style="text-decoration: underline;">K</span>S), Parti de Libération <span style="text-decoration: underline;">Kanak</span> (Pali<span style="text-decoration: underline;">ka</span>), &#8220;Union Progressiste <span style="text-decoration: underline;">Mélanésienne</span>&#8221; (UP<span style="text-decoration: underline;">M</span>), ou encore Front Uni de Libération <span style="text-decoration: underline;">Kanak</span> (FUL<span style="text-decoration: underline;">K</span>). Quant à l&#8217;<strong>Union Calédonienne</strong>, aujourd&#8217;hui monocolore, son slogan &#8220;<em><strong>deux couleurs, un seul peuple</strong></em>&#8221; n&#8217;est plus qu&#8217;un lointain souvenir, tous ses anciens membres issus des autres communautés de la société calédonienne l&#8217;ayant depuis bien longtemps quittée.</p>
<p>De ce fait, les membres des autres communautés constituant la part majoritaire de la population calédonienne sont invités à suivre et à adhérer à cette revendication d&#8217;indépendance kanak.</p>
<p>La part minoritaire de la population qui s’est déclarée &#8220;mélanésienne&#8221; lors du recensement de 1996 et qui sera en âge de voter lors des referendums d’autodétermination représente 79 024 personnes, soit 45,69% de la population totale des citoyens calédoniens.</p>
<h2>1.2 &#8211; Le verdict des urnes</h2>
<div id="attachment_683" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/Elections.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-683" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/Elections-150x150.jpg" alt="Elections" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Elections</p></div>
<p>Les quatre consultations générales provinciales d&#8217;un corps électoral de Citoyens calédoniens dramatiquement restreint par l&#8217;application de la condition de près de 20 ans de résidence qui ont été organisées depuis la mise en place de l&#8217;Accord de Nouméa ont constamment montré une très forte majorité <strong>loyaliste</strong>, opposée à 60%-62% à l’indépendance de la Nouvelle Calédonie :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>1999:<br />
Loyalistes: 61,64% des suffrages<br />
Indépendantistes: 38,36% des suffrages</li>
</ul>
<ul>
<li>2004:<br />
Loyalistes: 60,04% des suffrages<br />
Indépendantistes: 39,96% des suffrages</li>
</ul>
<ul>
<li>2009:<br />
Loyalistes: 61,78% des suffrages<br />
Indépendantistes: 38,22% des suffrages</li>
</ul>
<ul>
<li>2014:<br />
Loyalistes: 58,58% des suffrages<br />
Indépendantistes: 41,42% des suffrages</li>
</ul>
<p>Le périmètre de l’audience des indépendantistes, aux alentours de 38%-40% de l&#8217;électorat restreint, a donc peu changé en 15 ans. L&#8217;épisode désastreux des élections provinciales de 2014 où les loyalistes perdent du terrain est lié à l&#8217;incroyable cacophonie et rivalité des partis loyalistes, ce qui a entraîné une démobilisation considérable de l&#8217;électorat loyaliste. Il s&#8217;agit d&#8217;une tendance lourde et il n’y a visiblement aucune raison que la répartition des suffrages évolue en faveur des indépendantistes. En effet, au lieu de se consacrer à essayer de convaincre les électeurs loyalistes du bien-fondé de leur proposition d’avenir politique, les dirigeants indépendantistes n’ont cessé, depuis la signature des Accords Matignon, puis de l’Accord de Nouméa , de ne s’adresser qu’à leurs propres troupes (&#8220;<a title="Recherche sortie Accord de Nouméa désespérément" href="http://republiquefederalefrancaise.fr/2014/recherche-sortie-accord-de-noumea-desesperement/" target="_blank">Recherche sortie Accord de Nouméa désespérément</a>&#8220;).</p>
<p>En rapprochant les données démographiques de l&#8217;ethnie mélanésienne (45.69%) et les résultats des indépendantistes aux scrutins provinciaux depuis la mise en place de l’Accord de Nouméa (aux alentours de 38%), on constate qu’il y a entre 15% et 20% de la communauté mélanésienne qui ne vote pas pour l&#8217;indépendance.</p>
<p>Il apparaît donc clairement que <strong>le vote indépendantiste est dans une impasse</strong> et que toutes les incantations et les affirmations des tenants de cette solution, inspirées de la méthode Coué, ne changeront rien aux résultats d’un scrutin démocratique. D&#8217;aucuns considèrent même que, par rapport aux élections provinciales où les Kanak votent plus facilement en fonction de leurs relations familiales, claniques, tribales, coutumières, culturelles, le scrutin d&#8217;autodétermination verrait une libération de ces emprises et un choix de l&#8217;électeur kanak plus orienté vers des considérations intégrant des problématiques d&#8217;avenir personnel et de leur descendance, mais également communautaire.</p>
<h1>2 &#8211; La règle démocratique externe</h1>
<p>La règle démocratique veut que le choix de la majorité s&#8217;impose à la minorité. Quelques exemples éclaireront cette proposition :</p>
<ul>
<li>Le Président François Hollande a été élu pour 5 ans par 51,64% des suffrages exprimés, et malgré une cote de popularité au plus bas nul ne met en doute sa légitimité d&#8217;exercer la fonction présidentielle.</li>
</ul>
<ul>
<li>L&#8217;option de l&#8217;indépendance du Québec lors du référendum d&#8217;autodétermination du 30 octobre 1995 a été rejetée par 50,58% de tous les électeurs inscrits sans condition de durée d&#8217;établissement, soit par 27 144 voix de majorité. Personne n&#8217;en conteste le résultat, et la &#8220;Belle province&#8221; fait toujours partie intégrante de l’État fédéral canadien.</li>
</ul>
<ul>
<li>Le référendum du 18 septembre 2014 sur l&#8217;indépendance de l’Écosse a rejeté la solution indépendantiste par 55,3% contre 44,7% d&#8217;un corps électoral ouvert à l&#8217;extrême puisque tous les résidents, sans condition de durée d&#8217;établissement, étaient admis à voter, y compris même les ressortissants des autres pays de l&#8217;Union européenne résidant en Écosse. L’Écosse fait donc toujours partie du Royaume-Uni.</li>
</ul>
<ul>
<li>Enfin, une leçon de démocratie vient d&#8217;être donnée aux indépendantistes calédoniens par nos voisins fidjiens. Pour information, le recensement de 2007 y dénombrait 475 739 Fidjiens d&#8217;origine mélanésienne (56,82 %), 313 798 Fidjiens d&#8217;origine indienne (37,48 %) et 47 734 autres personnes (5,7 %) pour un total de 877 271 personnes.</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;">En 1987, deux coups d’État successifs menés par des personnes appartenant à l&#8217;ethnie mélanésienne d&#8217;origine renversent le gouvernement démocratiquement élu. Ces putschistes n&#8217;avaient pas accepté que les urnes aient donné la majorité à la communauté indo-fidjienne immigrée depuis le XIXe siècle dans l&#8217;archipel.</p>
<p style="padding-left: 30px;">La Constitution raciste de 1990 qui s&#8217;ensuivit confia le contrôle du pays à l&#8217;ethnie mélanésienne. Puis quelques amendements la rendirent plus démocratiquement présentable, ce qui entraîna un troisième coup d’État en 2000, de nouveau en faveur de l&#8217;ethnie mélanésienne.</p>
<div id="attachment_692" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="http://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/bainimarama_wideweb__470x3510.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-692" src="https://republiquefederalefrancaise.fr/wp-content/uploads/2014/10/bainimarama_wideweb__470x3510-150x150.jpg" alt="Frank Bainimarama" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Frank Bainimarama</p></div>
<p style="padding-left: 30px;">Le chef des forces armées, Frank Bainimarama, chassa les putschistes ayant conduit ce troisième coup d’État et réussit à rétablir l&#8217;ordre. Suivirent des élections démocratiques, mais un quatrième coup d&#8217;État militaire du 5 décembre 2006, du même Commodore Frank Bainimarama, renversa le gouvernement considéré comme coupable d&#8217;avoir attisé les tensions entre les deux principales communautés ethniques. Par ailleurs certains membres du gouvernement avaient tenu des propos racistes et incendiaires à l&#8217;encontre des Indo-fidjiens.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Une nouvelle constitution, de nature démocratique, a abrogé les listes électorales ethniques et la répartition des sièges selon des critères ethniques qui polluaient de manière raciste les constitutions précédentes. Cette dernière constitution a été promulguée le 22 août 2013, et les élections générales du 17 septembre 2014 ont donné la majorité absolue (59,2%) au parti Fidji First de Frank Bainimarama.</p>
<p>Cette période d&#8217;instabilité fidjienne, pendant laquelle le pays a été exclu du Commonwealth et mis au ban de la communauté internationale (seul le FLNKS rendait les honneurs à ce régime !), et qui s&#8217;est conclue par un retour à l&#8217;état démocratique, montre que, sauf à s&#8217;enfoncer dans la dictature, la seule règle viable dans un territoire où coexistent différentes communautés importantes est de respecter chacune de ces communautés, mais de reconnaître la primauté de la majorité. Les soutiens à la thèse ethnique indépendantiste calédonienne viennent de pays de la Mélanésie – Papouasie Nouvelle Guinée, Iles Salomon, Vanuatu &#8211; où ne coexistent pas de significatives communautés ethniques différentes.</p>
<p>Il est vraisemblable qu&#8217;après l&#8217;évolution démocratique récente de Fidji les indépendantistes calédoniens viennent de perdre le soutien inconditionnel de la nation la plus importante du Pacifique Sud insulaire.</p>
<p>En conséquence, depuis la démocratisation de son régime politique, la République de Fidji a été réintégrée dans le concert des nations du monde et a été de nouveau admise au sein du Commonwealth.</p>
<p>On ne saurait trop recommander aux loyalistes de Nouvelle Calédonie de se rapprocher du nouveau pouvoir fidjien, de lui accorder leur soutien dans son évolution démocratique, et d&#8217;établir et partager la similitude de nos deux territoires sur le plan de la coexistence communautaire.</p>
<p style="text-align: center;">*     *     *</p>
<p>En regardant ce qui se passe sur la scène internationale on ne peut donc qu&#8217;être stupéfait par l&#8217;incongruité et l&#8217;absurdité des positions des indépendantistes calédoniens.</p>
<p>Pourtant, il existe une solution qui pourrait rapprocher loyalistes et indépendantistes sur cette belle terre de Nouvelle Calédonie: le projet <strong>République Fédérale Française</strong>.</p>
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